De l’onboarding au doré bar : le modèle d’OCIM présenté au Bullion Integrity Forum
Le 16 avril 2026, Vanessa Hungerbühler, Responsable Juridique et Conformité chez OCIM Metals and Mining, a participé à la Session 3 du Bullion Integrity Forum, organisé par aXedras à Zurich. Le panel, intitulé « Renforcer l’intégrité avec xTrace : perspectives des premiers adoptants », a réuni quatre premiers adoptants du système de traçabilité xTrace, y compris deux affineurs.
La session s’est tenue devant une audience d’acteurs downstream pour lesquels la traçabilité upstream reste une question largement non résolue. Le niveau d’intérêt pour les pratiques upstream ASM de cette audience a confirmé que l’écart de conformité qu’OCIM s’est fixé de combler est de plus en plus visible pour les acteurs mêmes qui dépendent de sa fermeture.
Le panel a été précédé par une intervention principale d’Andrew Hayes, Conseiller Senior au World Gold Council, présentant la stratégie du WGC sur la formalisation ASGM. Il a exposé trois piliers mutuellement renforçants : des usines de traitement centralisées (CPPs) comme points d’étranglement réglementaires sécurisant la chaîne d’approvisionnement, une technologie de vérification d’origine (OVT) déployée au sein de ces usines et des achats responsables plus downstream, dont les normes exigeantes créent la traction qui rend l’ensemble de la chaîne viable. Entre le traitement upstream et le downstream institutionnel se situe l’étape de raffinage, où les affineurs LBMA Good Delivery combinent leurs dispositifs de sécurité existants avec les données OVT upstream pour fermer la piste documentaire. L’architecture décrite correspond au modèle qu’OCIM a mis en œuvre au Pérou via sa filiale locale, Soleil Metals : ses usines locales agissent comme CPPs, xTrace est l’OVT déployé en leur sein et Argor Heraeus, présent au panel avec son CEO Robin Kolvenbach, a reçu en décembre 2025 les premiers lingots doré produits chez Soleil Metals et tracés via xTrace de bout en bout.

Vanessa Hungerbühler a présenté le cadre de conformité et de traçabilité d’OCIM, construit sur le principe que la conformité de niveau bancaire peut et doit être transposée à l’amont de la chaîne aurifère artisanale. Elle a détaillé les deux piliers sur lesquels repose le modèle d’OCIM : un processus KYC amont aligné avec les exigences LBMA Responsible Sourcing et le standard Swiss Better Gold, couvrant près de 300 partenaires mineurs et xTrace, désormais actif dans toutes les opérations d’OCIM, permettant une comparaison en temps réel entre l’empreinte chimique établie lors de l’onboarding et chaque livraison entrante. Le système a démontré un taux de précision de 95 % sur l’ensemble des matériaux testés et a été intégré dans un mécanisme d’alerte AML entièrement automatisé, conçu, en collaboration avec aXedras, sur le modèle des systèmes de surveillance des transactions bancaires et appliqué ici aux écarts d’origine plutôt qu’aux flux financiers inhabituels.
Le panel a été modéré par Dario Biedermann, Product Manager chez aXedras. Nous remercions aXedras pour avoir réuni les acteurs qui construisent en pratique le marché de l’or responsable et pour avoir rassemblé l’amont et l’aval de la chaîne sur une même scène.
