Pour sa 123ème édition, publiée par le LBMA à l’occasion de la Global Precious Metals Conference 2026, la revue « The Alchemist » a donné la parole à Laurent Mathiot, président-directeur général du groupe OCIM.
Le modèle d’OCIM part d’un paradoxe: l’exploitation minière artisanale et à petite échelle représente près d’un cinquième de la production mondiale d’or, mais moins de 1 % des volumes traités par les affineurs « Good Delivery ». L’article examine cet écart depuis l’intérieur des usines de traitement de Soleil Metals, filiale d’OCIM active dans le sud du Pérou, en suivant un lot de minerai depuis l’entrée de l’usine jusqu’à la chambre forte.
Il décrit à quel point la marge de manœuvre pour produire de l’or responsable de façon transparente est étroite. Une fois le minerai broyé, tous les lots se ressemblent et leur origine ne reste identifiable que grâce aux informations enregistrées au préalable. Le travail s’effectue donc en amont de ce moment : des mois de mise en relation avec les fournisseurs, une visite sur le site minier et un profil chimique établi à l’arrivée et un paiement qui laisse une trace dans le système bancaire.
Une deuxième vérification a lieu au moment de l’expédition, lors duquel chaque lingot doré porte une signature que l’affineur peut vérifier en effectuant sa propre analyse.
L’article conclut sur les outils à la disposition de, l’industrie aujourd’hui. La boîte à outils ASM est publiée, des registres de formalisation fonctionnent dans plusieurs pays producteurs et des technologies de vérification de l’origine sont disponibles sur le marché. Leur application cohérente à grande échelle reste le travail à accomplir.
Lire l’article : https://www.lbma.org.uk/alchemist/alchemist-123/from-ore-to-evidence